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chambre d'artisanat

La Chambre d’Artisanat de Salé est un établissement public à autonomie financière et administrative qui est placée sous la tutelle de l’institution gouvernementale chargée de l’Artisanat.
La Chambre a été constituée au début de 1993 conformément à la loi n°04/87 modifiant le dahir chérifien n° 1.63.194 du 28 juin 1963 (5 Safar 1383 de l‘hégire) portant statut des Chambres d’Artisanat.

Artisanat salé
L’artisanat a de tout temps été intimement lié à l’histoire de la ville de Salé, ce secteur constituait la base du tissu économique. Bien plus, les métiers traditionnels ont largement contribué à faire de Salé un pôle de rayonnement civilisationnel et artistique.
Les métiers d’artisanat, dont le nombre à Salé dépasse bien la cinquantaine, se sont développés dans le cadre d’une organisation coutumière, spontanée, où chaque corporation de métier était régie par une hiérarchie logique comportant l’apprenti, le sanaï (Artisan), le maâllem (maître –Artisan) et l’amine (chef de corporation) qui représentait les artisans, veillait à résoudre les problèmes propres à sa coorporation et aidait le mohtasseb (contrôleur de l’activité économique ) dans les domaines du contrôle de la qualité, des prix, et de l’arbitrage des litiges.
L’artisanat procure aujourd’hui du travail et des revenus pour plus de 47.000 artisans à Salé formant le secteur informel.

 

Le mot du président
L’Artisanat marocain est considéré comme l’un des secteur les plus productifs et générateurs d’emplois. Il emploi 2 Millions d’artisans soit 20 % de la main d’œuvre active, et fait vivre à peu près 8 millions de citoyens soit 1/4 de la population marocaine.

Les recettes de l’Artisanat s’élèvent à 67,3 Milliards de dirhams en 2000 ce qui contribue à 19 % du produit national brut (selon les statistiques officielles du Ministère de l’Economie Sociale, des petites et moyennes entreprises Chargé des affaires Générales du Gouvernement).

Si le Maroc souhaite accueillir 10 millions de touristes dans l’an 2010, le secteur de l’Artisanat est appelé à produire 4 fois plus, et produire 450 000 nouveaux emplois, et générer au trésor 15 milliard de dirhams supplémentaires en devise durant les 8 prochaines années.

Comment peut on relever ce défit ?

L’Etat consacre au secteur de l’Artisanat 0,04 % sur le plan de l’investissement et 0,03 % sur le plan de la gestion en comparaisons avec les secteurs de l’agriculture et de la pêche maritime qui bénéficient à eux seuls de 8 % pour l’investissement et 3 % pour le fonctionnement.

Considérant ses potentialités, le secteur de l’Artisanat est dans le besoin d’une mise à niveau de ces entreprises artisanales en tant que facteur important de production et de commercialisation, elles permettent par ailleurs le développement économique, la solidarité, ainsi que la mise à niveau, la compétitivité et la commercialisation du produit artisanal. Il est impératif de mettre en place un environnement régissant l’entreprise artisanale, à commencer par la formation à la gestion et la connaissance des taxes imposables selon les lois financières, il est important aussi de prendre en compte les spécificités de chaque entreprise en se basant sur les normes régissant les petites et moyennes entreprises et en procédant à la révision en baisse des taux d’intérêt, et permettre à l’investisseur dans le secteur de bénéficier de lots de terrain dans des quartiers artisanaux qui constituent des plate forme de production, d’innovation, et de commercialisation.

Notre secteur est aujourd’hui confronté à un certain nombre de défis tels que la production, la commercialisation, le financement, l’emploi, la formation, la mise à niveau de l’entreprise, la restructuration des coopératives, et l’élargissement des attributions des chambres.

Il est aussi nécessaire de réviser le système de financement du secteur.

 

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